Le dernier dimanche

Le plus bizarre avec une césarienne programmée, c’est sans aucun doute laimages possibilité un peu perverse de pouvoir compter ses dernières heures. En plus du dernier anniversaire, du dernier Noël, de l’ultime Nouvel An sans enfant, autant d’échéances que chaque futur parent peut généralement identifier, nous sommes finalement arrivés à ce drôle de délai: notre dernier week-end sans enfant.

Je me suis donc interrogée sur le programme parfait pour ces deux journées si précieuses. Eh bien, ce n’est pas chose aisée!

D’un point de vue strictement pratique déjà, on a quelques obligations, même lorsqu’on prépare cette arrivée depuis le 6ème mois (oui, oui…): dernières courses pour tenir le siège des premières semaines, installation, test et tentative de réparation du mobile de berceau déjà défectueux (chéri, faudra repasser au magasin! Oui, même si elle ne verra pas la différence, j’y tiens et pis c’est tout!), un petit tour à la déchetterie (bon ça, ça faisait vraiment longtemps, le microcosme qui s’est développé dans le local à poubelle est en deuil de plusieurs générations…) et voilà que la journée du samedi est passée. En soirée, un dernier resto avec le futur parrain et je finis par verser sur le canapé en bavant sur mon coussin de grossesse.

Toujours d’un point de vue pratique, les choix d’activité et mon efficacité sont de toute manière plus que limités… En courses, je fais péter le ticket de caisse tellement j’ai envie de compenser mes angoisses avec toutes les sucreries possibles; à la déchetterie…faut-il préciser que je suis inutile? Au resto, pas d’apéro, un seul verre de vin et bien sûr pas de digestif (MARRE!); câlins coquins sur le canapé? Cela devient techniquement vraiment très, très compliqué… (dans le lit aussi remarquez…).

Alors je suis contente de voir arriver le dimanche qui me donnera la possibilité de m’adonner à la seule activité où j’excelle vraiment et dont je serai bientôt privée: paresser. Mais en profitant du délicieux petit-déjeuner amoureusement préparé par le futur papa, je réalise qu’en fin de compte, il ne manque plus qu’une seule chose à ce moment de perfection: Elle.

Je crois que je vais donc simplement cesser de compter et continuer à me réjouir… ❤

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s